DANS LA PRESSE
Faut-il augmenter le prix de l`électricité ?

Le prix de vente de l`électricité en France est le plus bas d`Europe. Il est, pour les ménages, la moitié du prix pratiqué en Allemagne. Mais il y a de l`augmentation dans l`air. Un rapport sénatorial envisage une hausse de 50 % d`ici 2020. Un tel coup de matraque aurait à coup sûr deux conséquences dramatiques : il réduirait l`un des rares avantages compétitifs des entreprises françaises, d`un côté ; et il abaisserait le niveau de vie des ménages, d`un autre côté.

F. Brottes à la présidence du RTE
Un homme politique pour quelle politique pour les grands réseaux électriques français ?  
Energie 2060 - août 2015

Le RTE doit rester, au sein du système électrique français, au service de l’intérêt général !

Pas de privatisation du RTE avec les allemands !

Le Gouvernement s’apprête à nommer F. Brottes, député socialiste  de l’Isère, à la présidence du RTE, avec l’accord de la Commission de régulation de l’Energie (CRE).

Décision surprenante s’agissant d’une entreprise comme le RTE.

En effet, le RTE a la charge des grands réseaux électriques français Haute et Très Haute Tension et il doit, à chaque instant, réaliser, en tout point du territoire français, un équilibre entre la consommation et la production d’électricité et, à moyen terme, réaliser les investissements en réseaux nécessaires à cet équilibre. Le risque, ici, est celui d’un black-out, généralisé ou localisé à l’échelon régional. Des enjeux très importants, très techniques, de très haut niveau, avec des lois scientifiques de l`électricité  qui sont incontournables pour assurer la sécurité, lois qui n`ont rien  à voir avec les lois politiques.

F. Brottes, (cf son blog) a été journaliste de radio télévision régionale, puis partie prenante de la mission ministérielle réseaux câblés des années 80 pour les télés locales; sous la gauche. Là, il crée sa propre entreprise, précisément dans ce domaine où il avait exercé en position publique. C`était la belle époque de ce secteur qui a laissé des souvenirs bien particuliers en raison des mélanges entre intérêts publics et grands groupes privés, notamment au plan local. En 1997, F Brottes quitte volontairement ses fonctions pour se consacrer à sa carrière politique de député et de maire.

Ainsi, son parcours montre qu`il est techniquement incompétent en matière de transport d’électricité et d`enjeux industriels. Jusqu’ici, d`ailleurs, ce sont toujours des ingénieurs qui ont assuré la présidence du RTE. Car, c’est à partir de sa performance technique réussie que le RTE peut jouer son rôle d’entreprise publique, au service de l’intérêt général.

Pourquoi alors F Brottes serait-il choisi? Une explication vient naturellement à l’esprit: si le Gouvernement accepte ce risque de nommer à la tête du RTE un homme politique totalement incompétent en matière de transport d’électricité, c’est qu’il juge primordial, avant toute considération technique, de voir le RTE suivre une politique à sa convenance.

Une politique à la convenance du Gouvernement et de F. Hollande ou bien une politique industrielle au service de la sécurité et de l’intérêt général ? C’est là toute la question ! Quelle est la feuille de route qui serait donnée au nouveau président du RTE? Pourquoi n`a-t-elle pas déjà été rendue publique avant que soit rendu public un nom?

A défaut, peut-on entrevoir la politique en matière de grands réseaux d`électricité qui se cache derrière ce projet de nomination ? On tente, ici, cet exercice à partir de ce que fut le parcours de F. Brottes. Cinq périodes ont été retenues.

Tout d’abord, au début des années 80, il participe  au développement du câble. Pour ceux qui ont connu cette époque, cet épisode ne restera pas comme un exemple de lancement réussi d’un service public, compte tenu, comme on l`a évoqué, des pratiques déployées par certains opérateurs privés.

Ensuite et surtout, ce sont les années 2009 et 2010, sous la présidence Sarkozy, avec les deux grandes étapes libérales en matière d`électricité en France: la Commission Champsaur sur  les tarifs de l’électricité et la loi NOME (Nouvelle Organisation du marché de l’Electricité). Malgré ses démentis sur son implication, F Brottes a participé à cette Commission Champsaur, composée de personnalités, le plus souvent acquises aux idées libérales. Pour beaucoup de témoins de cette période, cette participation s’est traduite par une trahison car, qu`en retient-on in fine ? Qu’un député socialiste a collaboré à l’élaboration d’une étape décisive de la libéralisation du secteur de l’électricité, en échange des fausses apparences d’une reconnaissance personnelle.  En effet, ne l’oublions pas, la Commission Champsaur est la matrice de la loi "sarkozienne" NOME. Une loi  établie contre l’intérêt général au détriment des ménages et des entreprises. Une loi qui organise aussi, pour la première fois, une prédation de la rente nucléaire par des intérêts privés. Une libéralisation de l`électricité qui est un échec reconnu en raison notamment de ses hausses de prix injustifiées.

Plus tard, en 2013, F Brottes conduit sa tentative de faire adopter une tarification progressive de l’électricité. Une négation de ce qu’est l’exercice du service public, car la tarification progressive s’avère contraire au principe d’égalité, qui en est le principe fondateur. Il s’agissait de donner des gages aux écolos- Verts sur une de leurs propositions récurrentes, après les jeux politiciens des présidentielles 2012. Mais, cette manœuvre a été retoquée par le Conseil Constitutionnel.

Parallèlement, ces dernières années, dans les travaux parlementaires sur l`énergie, avec le député EELV D. Baupin qui anime ou rapporte, et F. Brottes qui préside, est apparu un nouveau duo, qualifié par certains de duo « à la Laurel et Hardy». Un duo qui ne fait pas rire, car que vise-t-on ? le service de l’intérêt général ou bien la continuation du petit jeu tactique qui a pour objet de donner des signaux adéquats aux écolos-Verts, en vue de l’élection présidentielle de 2017 ?

Enfin, on ne saurait oublier la grande œuvre récente de F Brottes : sa contribution aux débats parlementaires qui ont conduit à l’adoption de la «loi Royal», la loi sur la transition énergétique et la croissance verte.  Une loi dont on peut légitimement se demander si, et surtout comment, elle sera mise en œuvre. L’indication du Conseil constitutionnel qu’EDF pourra être indemnisé en cas de fermeture de Fessenheim est là pour rappeler le rôle essentiel des financements dans l’application de cette loi. Mais ce n’est pas grave, car la majorité du PS et des écolos-Verts a l’air satisfaite, avant la conférence COP21. On verra si les ménages et les entreprises seront du même avis, face aux hausses de tarifs et de prix de l’électricité qui ne manqueront pas de survenir plus tard.

Au total, ce parcours paraît privilégier les intérêts politiques politiciens et, par ricochet, une carrière, souvent au détriment de l’intérêt général. Est-ce pour cette raison et pour continuer à se comporter comme cela que F. Brottes a été choisi par le Gouvernement pour la présidence du RTE  ?

D’où l’alerte que nous lançons:

PAS TOUCHE au RTE, pas question de le mettre au service de la politique politicienne de F. Hollande et du Gouvernement !
Le RTE doit rester, au sein du système électrique français, au service de l’intérêt général !


Car, par ailleurs, le même projet revient sous plusieurs noms différents : on parle, ainsi, « d’Europe de l’énergie » ou bien « d’Airbus de l’énergie ». Il s’agit, en fait, d’ouvrir le capital du RTE pour y faire entrer un ou des opérateurs allemands. Dans le même temps, les ministres Sapin et Macron ont organisé une réunion avec des investisseurs de long terme, parmi lesquels, en bonne place, le groupe allemand Allianz, avec en ligne de mire la cession de parts de capital d’entreprises publiques. Voir : http://www.energie-2060.fr/photos_articles/fichier_45_2.pdf De façon concomitante, F. Brottes se déclare, quant à lui, favorable à un tel Airbus de l’énergie et il organise une procédure de dialogue entre des parlementaires, allemands et français, sur ce thème.Par ailleurs, un rapport sur l’Europe des réseaux est aussi commandé par le Gouvernement.

Stop ! Si F. Hollande souhaite afficher un renforcement du couple franco-allemand à la veille de l’élection présidentielle de 2017 et envoyer des signaux à Mme Merkel, qu’il n’utilise pas le RTE pour cela. Le risque de déstabilisation du système électrique français serait non négligeable si on importait en France les problèmes et les risques élevés du système allemand,  dus à la gestion de l’intermittence du très grand nombre d’éoliennes. Pour son bon fonctionnement, le système électrique français a besoin que le RTE reste au service de l’intérêt général. Et cela, seul un RTE, entreprise publique, peut le faire. C’est pourquoi nous disons:

Pas de privatisation du RTE avec les allemands !

Dans ces conditions, une question se pose vraiment: F. Brottes est-il le plus apte à présider le RTE ? !

1. Macron et S Royal, appuyés par Brottes, nous préparent la privatisation du Réseau de Transport d`Electricité RTE.
 
2. Mais qu`est-ce que le RTE ?
Ce que fait le RTE est vital pour le pays, à chaque instant, depuis le temps réel jusqu`à l`avenir. Sinon c`est le black-out, la panne générale.
C`est une activité industrielle en continu qui mobilise 9000 techniciens et ingénieurs, spécialistes de très haut niveau et ardents acteurs du service public pour l`intérêt général. Le RTE est le chef d`orchestre du réseau qui prépare et donne en temps réel les ordres aux centrales de production pour faire face à la consommation et qui déleste les surcharges en cas d`incidents. Sinon, c`est le black out, la panne générale pour toute une région ou tout le pays.
 
3. Privatiser le RTE, y faire entrer la Finance, veut dire automatiquement que les règles changeront et que les nouveaux actionnaires de la Finance auront reçu l`assurance de percevoir des profits élevés: la gestion en sera changée pour dégager plus d`argent et les marges de sécurité seront rognées : avec les hausses de prix de l`électricité et l`augmentation des risques de pannes en conséquence !   

4. Auprès de qui nos ministres de «gauche» font-ils la prospection pour préparer cette vente qui est une privatisation ? Réponse: auprès d’investisseurs internationaux, dont Allianz.

5. Mais pourquoi l`allemand Allianz ne va-t-il pas d`abord investir dans l`électricité en Allemagne ? Parce que l`Allemagne électrique de Mme Merkel est en crise !  

6. Un exemple? Quand de grandes quantités d’électricité éolienne déboulent à l’improviste de la Baltique et de la Prusse vers la Ruhr, les réseaux européens, qui sont tous interconnectés, doivent s’adapter instantanément. Et parfois hélas, ça coince ! Ainsi, la panne générale du 4 novembre 2006 déclenchée en Allemagne a entraîné des black-out chez tous ses voisins. Jusqu`à la France, contaminée à son tour, où il a fallu couper 5 millions de foyers et entreprises pour conserver une zone «saine», car les lignes avec l`Allemagne transmettaient cet effet de dominos, et il fallait s`en séparer. Il a fallu deux heures pour que la situation soit rétablie en Europe.

7. Mais la crise allemande de l`électricité n`est pas seulement financière. Les risques de black out ne cessent d`augmenter dans ce pays.

8. Parler de projet européen pour  les grands réseaux de transport d`électricité n`est qu`un habillage, pour tenter de légitimer une opération financière d`entrée des financiers étrangers, dont des allemands comme Allianz, dans le capital de RTE. Après la loi NOME, c`est une tentative d’un nouveau mauvais coup contre le système électrique français et contre l’intérêt général.

9. Vendre le RTE, le privatiser, c`est une spoliation des français, ce sont des hausses de prix assurées, et  des risques de pannes généralisées  plus grands.

10. Alors que la France est la mieux placée pour les prix et la qualité de son électricité industrielle,  pas question de laisser se dégrader la sécurité d`approvisionnement électrique en France.

Le RTE est l`acteur de la fonction la plus régalienne de l`électricité, garant de sa sécurité, comme le sont la police et la gendarmerie pour la société et l`Etat.

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Non, la sécurité électrique ne peut pas être privatisée, elle doit rester entièrement et à chaque instant un service public nationalisé, sans aucun intérêt financier présent, un service agissant à chaque instant uniquement au nom de l`intérêt général et refusant tout intérêt privé. A la fois pour conserver les coûts les plus bas actuels et pour se garder de toute dérive et dégradation dans la sécurité au système de transport français. Non à la Finance dans les réseaux électriques !

Stoppons les projets insensés de Macron-Royal-Brottes préparés dans le dos de la Représentation  nationale.  Arrêtons ces apprentis-sorciers qui font la cour à la Finance.

NON à cette remise en cause de la nationalisation du réseau français de transport électrique !

NON à cette mise en question d`un des fleurons industriels de notre pays tant en prix que en sécurité en y faisant entrer la Finance !
Il faut vite dire stop à ces projets délirants !

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Liens à lire:

Pour les déclarations de Macron, Royal et Brottes ...

Pour le communiqué de Macron-Sapin et pour l`association internationale des investisseurs de long terme en infrastructures ...

Pour le texte complet ...



Les députés ont voté, vendredi 10 octobre 2014, le 1er article du projet de loi de transition énergétique, qui prévoit que le nucléaire représente, d`ici à 2025, 50% de la production d`électricité, au lieu de 75%.
 

Le groupe Energie-2060, composé de professionnels de l`énergie, de gauche, tient à réaffirmer que la poursuite de cet objectif constitue un danger grave pour les ménages et les entreprises de notre pays, qui vont devoir supporter des hausses de tarifs et de prix significatifs.
 
Si cette disposition devait être maintenue dans le texte qui sera adopté à l’issue du processus législatif, il en serait fini de l’avantage comparatif que constitue le nucléaire pour l’économie française, en termes de prix de l`électricité.
 
Explication.
 
Pour atteindre cet objectif, il faudra fermer 22 réacteurs en 10 ans, sur les 58 existants aujourd’hui. Soit, en moyenne, la fermeture de 2 réacteurs par an. Soit, 5 milliards par an, suivant l’estimation faite pour Fessenheim ! Une note de 170 euros par an si on la rapporte aux 30 millions de ménages en France !
 
Pour faire face à ces fermetures, on envisagerait de substituer des ENR à du nucléaire. Mais, pour se développer les ENR (principalement l’éolien et le solaire) ont besoin d’être subventionnées. La CSPE, moyen de subvention actuel, est de l’ordre de 5 milliards d’euros actuellement : elle va exploser ! Qui va payer ? Principalement les ménages mais aussi les entreprises. Apprêtons-nous à voir couler les larmes de crocodiles pour déplorer l’aggravation de la précarité énergétique ! Quant aux entreprises françaises, bonjour la compétitivité !
 
 
Le groupe Energie-2060 tient à réaffirmer que la poursuite de cet objectif constitue un danger pour la réduction des émissions de CO2 !
 
Explication.
 
Le nucléaire fonctionne, en moyenne, 6600 heures par an et les ENR 2200 heures. Pour pouvoir substituer des ENR à du nucléaire, comment assurer la production d’électricité pendant ces 4400 heures manquantes ? Et bien, en ayant recours à des centrales  … qui utilisent du charbon, voire du gaz. Dans ces conditions, les émissions de CO2 ne risqueraient pas de décroitre. C’est, du reste, ce que constatent les Allemands, malgré le développement colossal de l’éolien et du solaire.
 
 
 
Le groupe Energie-2060 tient à réaffirmer que la poursuite de cet objectif constitue un danger pour l`emploi et l`avenir de l`industrie nucléaire française !
 
Explication.
 
Selon les estimations d`un rapport parlementaire, la fermeture de Fessenheim aurait un coût social de 1 milliard d`euros ; le site génère actuellement 1 900 emplois directs, indirects et induits, et sa fermeture aurait un impact négatif sur le revenu de 5 000 personnes. C`est cela que l`on veut reproduire tous les ans jusqu`en 2025 ?
 
Qui, de plus, pourrait croire que l`industrie nucléaire française pourrait se maintenir, alors qu`un tiers des réacteurs  français disparaitrait ? Alors que, ailleurs dans le monde, on assiste à une relance du nucléaire : en Chine surtout , en Inde, en Angleterre et dans plusieurs pays du Sud

Voilà: les conséquences de cet article 1 qui vient d`être voté seraient désastreuses.
 
Non la gauche ne peut pas voter de telles choses!
 
Nous appelons donc les parlementaires à  ne pas voter cette loi avec cet article inchangé !

Alors que,  pour la gestion de l`eau et des déchets
, de plus en plus de collectivités locales cherchent à se désengager des SEM, dominées, pour leur plus grand profit, par les groupes privés français de l`environnement (Suez, Véolia, ...),  comment comprendre que, pour la gestion du système hydraulique français,  le projet de loi sur la transition énergétique envisage la création de "SEM hydrauliques", qui seront aussi dominées par les mêmes groupes privés français, voire par des groupes étrangers, allemands et suisses surtout ?
 
Le projet de loi, en son article 29, vise à instaurer le renouvellement des concessions hydrauliques, non pas en faveur du concessionnaire existant, EDF, entreprise publique à 85%,  qui en bénéficie pour ses clients, qui a construit ces barrages et aménagé ces bassins au profit de la collectivité, mais en faveur de Sociétés d’Economie Mixte (SEM), détenues à 51% par le secteur public et à 49 % par le secteur privé qui sera en fait le vrai gestionnaire et profiteur, comme pour l`eau et les déchets.
 
Pourquoi organiser en faveur d`opérateurs privés un tel pillage du système hydraulique français, qui, rappelons le, produit une énergie renouvelable et totalement dé-carbonée ?
 
Pourquoi organiser une telle spoliation?
 
Ouvrons les yeux !
 
 
Que veut-on :


•    les hausses de prix et la gabegie, comme pour la gestion de l’`eau et des déchets, opérée par les SEM dominées par les grands groupes privés français de l’environnement,
 
ou bien
 
•    une gestion  qui continue à être réalisée par EDF (entreprise détenue aujourd’hui à plus de 85% par l’Etat) au nom de l`intérêt général, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance (CNR). Une gestion à la fois au service de la collectivité nationale et des collectivités territoriales !
 
La poursuite de l’intérêt général au service des ménages et des entreprises de notre pays doit nous imposer de retenir le second terme de cette alternative.
 
Pour mémoire : on pourra aussi consulter, ci-dessous, notre contribution de février 2014, qui est toujours d’actualité : Renouvellement des concessions hydrauliques EDF : NON à la spoliation !


Demander à la Représentation nationale de voter sur des objectifs énergétiques,

- éolien et solaire subventionnés multipliés par 5
et fermeture de 22 réacteurs nucléaires sur 58 existants d`ici 2025 -
qui sont inaccessibles ensemble,
en raison de coûts exorbitants que les ménages ne pourront jamais supporter :
pourquoi ?

Un projet de transition énergétique qui met en danger
la lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de CO2 :
pourquoi ?

Attention! Ouvrons les yeux !
 
Un projet de loi avec des objectifs ambitieux de lutte contre le réchauffement climatique, ... qui seront hors d`atteinte en raison des décisions impératives de réduction rapide du nucléaire à 50% en 2025, soit un rythme de 2 centrales fermées par an pendant les 10 années 2015-2025.

Cela aboutirait à un doublement du CO2 produit en France par la production d`électricité et aussi au doublement des importations d`énergies fossiles à ce titre !

Une note à payer estimée à 175 milliards au total, soit 8700 euros par ménage !

Ce projet de loi transforme radicalement la lutte contre le changement climatique en y ajoutant un ukase antinucléaire quantifié.

Les motifs politiciens de l`accord avec les antinucléaires conduiront à la destruction de l`avantage prix de l`électricité pour les français et la France.

Déjà 20% d`augmentation des tarifs électricité pour les ménages de 2010 à 2014, çà suffit !

Les ménages ne sont pas des moutons à tondre pour complaire au dogme anti-nucléaire et à ses lobbys


Une autre voie est possible.


Pour obtenir le texte complet, cliquez sur le titre "Un projet de loi qui met en danger ...".

PLAN

1.    En France, il existe un consensus pour lutter contre le réchauffement climatique. Donc, pour réduire la production de C02.    

2.    Objectif 4 - Porter la part des renouvelables à 40% de la production d`électricité : mission impossible !    

3.    Objectif 3 : réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% d’ici 2025.
A) Conséquence du passage à 50% de nucléaire en 2025.    
B) De plus, dans ce projet de loi les objectifs 3 et 4 conduisent à l`augmentation du CO2 produit, donc à des résultats pires et  inverses des objectifs 1 et 2 de lutte contre le réchauffement climatique.    

Conclusion: les objectifs du projet de loi en matière de production d`électricité sont inacceptables ! Une autre voie est possible !    

Annexe :
a)    les concessions hydrauliques,    
b)    le mécanisme de fixation des tarifs de l`électricité est annoncé comme un des points du projet de loi.   

      

Alors que la préparation des élections municipales occupe les partis politiques et leurs militants, le ministre Martin et le député Brottes, (déjà célèbre comme porteur de la fabuleuse loi qui voulait instaurer des malus électricité, loi sanctionnée par le Conseil Constitutionnel), poussent les feux pour offrir au secteur privé la possibilité d’acquérir 49% des concessions hydrauliques françaises.

 

Le projet, qu’ils souhaitent faire aboutir très rapidement, instaurerait le renouvellement des concessions hydrauliques, non pas en faveur d`EDF qui en bénéficie et qui a construit ces barrages et aménagé ces bassins au profit de la collectivité, mais en faveur de Sociétés d’Economie Mixte (SEM), détenues à 51% par le secteur public et à 49 % par le secteur privé. Alors que la demande de la Commission européenne de créer un marché des concessions est infondée car discriminatoire envers la France. Alors qu`on sait que, avec l`eau et les ordures ménagères, qui dit SEM dit pouvoir et argent aux opérateurs privés.

 

Bienvenue ainsi à des opérateurs privés, français mais aussi aux opérateurs d’autres pays européens: allemands, … et bien sûr aussi ... suisses !

 

Pourquoi organiser en faveur d’opérateurs privés un tel pillage du système hydraulique français, qui, rappelons le, produit une énergie renouvelable et totalement dé-carbonée ?

 

Pourquoi organiser une telle spoliation?

 

Car c’est bien d’une spoliation dont il s’agit. N`oublions pas ce qui s`est passé en France!

 

A la Libération, au nom de l’intérêt général, le Conseil National de la Résistance (CNR) a confié à des entreprises nationalisées, EDF et GDF, le soin de redresser le système électrique et gazier français qui, à l’époque, après la guerre, et aussi après la faillite du système privé d`avant guerre, n’était plus en mesure d’assurer un équilibre entre la demande et l’offre. Il a fallu réinvestir ! Ce fut, en premier lieu, un important programme hydraulique, lancé par EDF. Une grande politique publique nationale portée par une entreprise publique! Un succès mondialement reconnu !

 

Ces investissements ont été financés, sans aucune subvention de l’Etat,  par le produit des factures d’électricité payées par les entreprises et les usagers, domestiques et professionnels.  Ils ont été très rentables et ont permis, bien avant le nucléaire, d`avoir en France des tarifs de l`électricité très bas. C’est en ce sens que l’hydraulique en France appartient à tous les Français. C’est aussi en ce sens que privatiser l`hydraulique, devenue une ressources très rare et qui sera de plus en plus chère partout, est une spoliation. Les français ne paieront pas seulement les coûts de maintenance de l`hydraulique mais les prix élevés du marché européen spéculatif  de la seule ressource renouvelable qui soit stockable !

 

La rente hydraulique française ne doit pas être appropriée par des intérêts privés !

 

NON à cette spoliation inadmissible !

 

Une opération scandaleuse de ce type a déjà été opérée par le passé avec la CNR au profit de GDF Suez, pas question de recommencer !

 

Il faut refuser le projet porté par M. Brottes,  homme qui s’affirme de gauche, car ce projet abandonnerait, 70 ans après, l’esprit du Conseil National de la Résistance, celui de l’intérêt général et des citoyens et professionnels français !

 

Energie 2060 en appelle aux députés et sénateurs socialistes pour faire échec à ce projet qui conduit à une spoliation inadmissible.

 

Dans un silence étourdissant, les tarifs de l’électricité viennent d’augmenter au 1er janvier 2014 ! Cette hausse est estimée à 3% en moyenne..

 INACCEPTABLE qu’un gouvernement de gauche tonde ainsi les ménages !

Au 1er août dernier, c`étaient les tarifs qui avaient augmenté de 5%. Et une hausse de 5% avait été annoncée pour le 1er août 2014. Du jamais vu: 10% en un an ! Et ceci alors qu’EDF engrange des bénéfices, qui pourraient être utilisés pour diminuer les factures des ménages ! Ces bénéfices viennent alimenter le budget de l’Etat pour environ 2Md€, chaque année.

Cette fois-ci, ce sont les taxes sur les consommations d’électricité qui augmentent ! En premier lieu, la CSPE, cette taxe destinée essentiellement aux énormes subventions versées pour le développement de l’éolien et du photovoltaïque, dans des conditions de rentabilité très avantageuses pour les investisseurs, essentiellement privés. Avec un montant total de la CSPE qui devrait atteindre environ 5 Md€ en 2013! Dans les factures d`électricité, cette taxe qu`est la CSPE, passe de 13,5€/MWh à 16,5€/MWh au 1er janvier 2014. Et oui, une augmentation de +22% d`une taxe! Ce qui donne en une hausse moyenne de des factures électricité de 3% Au total, les tarifs de l’électricité ont donc augmenté de 8% depuis fin juillet, en 6 mois, et il est annoncé qu`ils augmenteront de plus de 13% en an!

INADMISSIBLE qu’un gouvernement de gauche fasse subir, aux ménages des classes moyennes et populaires, cette double peine: hausse de tarifs puis hausse des taxes CSPE. Un gouvernement de gauche doit utiliser les dividendes qu`il reçoit d`EDF pour faire baisser les tarifs et financer ses subventions à l`éolien et au solaire!

C`est cela une politique pour l`emploi et le pouvoir d`achat! Il doit effacer cette nouvelle hausse de 3% et annuler l`augmentation des tarifs de 5% prévue au 1er août 2014.

 

Trop, c’est trop !

Plus de hausses nouvelles des tarifs électricité au delà de l`évolution générale des prix ! 


Parce qu`ils bénéficient de tarifs plus bas en France, fruits de la rente hydraulique et nucléaire, les ménages vont-ils être mis à nouveau à contribution pour financer les changements énergétiques annoncés par le Président de la République et le Premier Ministre, lors de la deuxième conférence environnementale, les 20 et 21 septembre dernier ?

Déjà, les ménages supportent l`augmentation de la CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité), qui sert principalement à financer le développement des ENR , solaire et éolien ultra-subventionnés. Les charges 2013 pour la CSPE sont évaluées à 7,2 milliards d`euros (Md€) : 5,1 milliards d’euros (Md€) au titre de 2013 (dont 3 Md€ pour les ENR) et 2,1 Md€  de «régularisation». (Source: CRE). Soit une charge par ménage (1) de 75 €, dont 44€ pour les seules ENR, auxquels viendront s’ajouter 30 € de régularisation. Soit au total 105 € par ménage pour la seule CSPE.

Par ailleurs, depuis la transformation d`EDF en Société Anonyme, les tarifs ont été relevés pour qu`elle fasse des bénéfices donnant lieu à la distribution de dividendes à l`Etat, actionnaire quasi unique. EDF a versé à l`Etat en 2012 la coquette somme de 2 Md€, ce qui aurait pu donner une réduction de facture de 77 € par ménage en moyenne et par an si les ménages en avaient reçu le bénéfice sous forme de ristourne sur la facture pour bons résultats annuels.

Pire, alors que EDF fera des bénéfices cette année et les suivantes, c’est une hausse des tarifs de l’électricité de 5% au 1eraout 2013 qui a été décidée, puis de nouveau 5% au 1er aout 2014 et vraisemblablement encore 5% le 1er aout 2015. Soit par ménage, un surcoût d’environ 35€ par an et de 50€ par an s’il se chauffe à l’électricité. Soit de 105 € à 150 € en 3 ans ! Les bénéfices d`EDF augmenteront d`autant dans le but d`augmenter encore plus les dividendes versés à l`Etat, de l`ordre de 1 à 2 Md€ !

Au total, pour l`exercice  2013, les seuls ménages paieront environ 2 Md€ de CSPE, plus 1 Md€ pour les 5% de hausse de tarifs, plus les 2 Md€ de dividendes versés à l`Etat soit un total de 5 Md€ c`est à dire 190 euros par ménage (avec en plus le «rattrapage» de 30 euros de CSPE 2011)

Ainsi, EDF propriété de la Nation est devenu la pompe à finance de l`Etat aux dépens des ménages de notre pays alors que, pendant des décennies, notre pays a construit et payé des outils de production de l`électricité, centrales hydrauliques puis nucléaires, afin de faire bénéficier les citoyens et les entreprises de tarifs très bas, générateurs de pouvoir d`achat et de compétitivité.


Trop, c’est trop! Les ménages ne sont pas des moutons que l`ont peut tondre jusqu`à l`os. Il faut revenir sur les hausses de 5% en 2014 et 2015 et s`engager à limiter les hausses de facture  de l`électricité à la hausse générale des prix (CSPE incluse)

Enfin, certains voudraient faire fermer la centrale nucléaire de Fessenheim dès maintenant, alors que les autorités de sûreté lui ont donné tous les feux verts en matière de sécurité et qu`elle pourra produire pendant encore 10 ans. Coût estimé de cette fermeture: 6 Md€ soit 230 € par ménage! Du vrai délire, ce projet, autant faire bruler 2 billets de 100€ et 3 billets de 10€ par chaque ménage !!! Dans la situation actuelle de notre pays et du Monde? Halte à ce projet délirant !

 

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(1) Répartition du financement des charges de la CSPE en 2013 - Clients résidentiels: 1958 M€ soit 38%. Le nombre de ménages retenu est de 26 millions.

 

 

 

Les commentaires et les prises de position d`Energie-2060 à la suite de cette conférence seront publiées ultérieurement sur ce site.

 

France/Hollande met le cap vers une France plus verte et rassure les écologistes

http://www.romandie.com/news/n/Hollande_met_le_cap_00920131700.asp

Romandie.com- AWP - 20.09.2013 
(synthèse)

Paris (awp/afp) - Réduction de moitié de la consommation d`énergie d`ici à 2050, baisse de 30% des énergies fossiles d`ici à 2030, TVA allégée sur l`isolation thermique : François Hollande a mis vendredi le cap vers une France plus verte, rassurant ses partenaires écologistes.

La transition énergétique, "c`est une décision stratégique, c`est faire d`un problème une solution", a-t-il affirmé en ouvrant vendredi la deuxième conférence environnementale, rappelant que "notre facture énergétique approche les 70 milliards par an".

Les Verts, jusqu`ici très critiques envers sa politique environnementale, ont salué les promesses du chef de l`État.

Le secrétaire national d`Europe Écologie-Les Verts (EELV), Pascal Durand, s`est félicité, vendredi sur BFMTV, que le président ait mis "la priorité sur la transition énergétique", ce qui constitue "une très bonne nouvelle".

L`objectif de "réduire de 50% notre consommation d`énergie finale à l`horizon 2050" a été fixé, et permet ainsi de respecter les engagements pris par la France pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à cette date, a affirmé François Hollande.
Reconnaissant que le pari était "audacieux", le chef de l`État a invité à ne pas faire "un dogme" de ce taux de 50% qui a fait polémique lors du
débat national sur la transition énergétique.

Pour Jean-Louis Schilansky, président de l`Union française des industries pétrolières, "la question est de savoir si cet objectif est compatible avec une croissance économique, et donc avec une augmentation du niveau de vie des Français".

Dans cette perspective, a dit M. Hollande, la consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) devra être réduite de 30% d`ici 2030.
 Cela passe par l`utilisation de technologies moins consommatrices en hydrocarbures, et notamment par le développement des véhicules électriques
et hybrides et de la biomasse agricole, a-t-il ajouté.

Il faudra aussi poursuivre les investissements dans les énergies renouvelables - l`appel à projets pour des parcs pilotes d`hydroliennes (turbines électriques sous-marines) sera ainsi lancé "dans une semaine" - mais aussi "le développement de transports alternatifs à la route" et la lutte contre l`étalement urbain.

Comme promis pendant la campagne de 2012, le nucléaire devra passer à 50% dans la production d`électricité française en 2025 et la centrale alsacienne de Fessenheim sera fermée d`ici fin 2016.


La future loi de programmation sur l`énergie sera adoptée au plus tard fin 2014, et reprendra "le plafonnement à son niveau actuel de notre capacité de production nucléaire".

ISOLATION THERMIQUE: TVA À 5%

Initialement prévu cet automne, "ce texte sera l`un des plus importants du quinquennat", a promis François Hollande.

Autre bras armé de la transition énergétique, la rénovation thermique a déjà fait l`objet d`un plan national, annoncé en mars et devenu opérationnel jeudi avec le lancement opérationnel d`aides financières et de 450 "guichets uniques" d`information.

Pour aller plus loin, le chef de l`État a annoncé que la TVA sur les travaux d`isolation thermique descendrait à 5% en 2014, au lieu de remonter de 7% actuellement à 10% comme prévu.

L`objectif est de rénover 500`000 logements par an en 2017, contre environ 150`000 actuellement.

Une mesure accueillie avec joie par les professionnels du bâtiment. "Nous sommes évidemment très satisfaits (mais) nous serons vigilants!" a déclaré à l`AFP Didier Ridoret président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB).

Le président est également revenu sur le principe d`une "assiette carbone", c`est-à-dire d`une fiscalité taxant les émissions de CO2, en assurant que ce n`était pas "une fiscalité supplémentaire" mais "une nouvelle fiscalité".

"La montée en charge sera graduelle et progressive", a-t-il ajouté. Une source proche du dossier a confirmé à l`AFP les chiffres de 7 euros la tonne de CO2 émise en 2014, 14,5 euros en 2015 et de 22 euros en 2016. En 2016, cela devrait représenter 4 milliards d`euros de recettes.

Pour contrebalancer cette "assiette carbone" dans les prélèvements, les compensations restent à préciser. François Hollande a indiqué vouloir "préserver le pouvoir d`achat" et "donner à nos entreprises un avantage compétitif".

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui clôturera samedi la conférence, pourrait lever le voile sur ces mesures.

Pour le président du Medef, Pierre Gattaz, il s`agit "d`une taxe de plus et une fiscalité en hausse, ce qui est totalement contre-productif".
afp/rp

 

 


Les tarifs de l’électricité pour les ménages augmenteront de 5% au 1er août 2013 avec, par la suite, une nouvelle augmentation de 5% au 1er août 2014. Au total 10% de hausse, du jamais fait !

Un mauvais coup contre les ménages !

L’entreprise EDF est-elle en difficulté, alors que son bénéfice net était de plus de 3 milliards d’euros en 2012, en augmentation d’environ +5%, et avec de bons résultats prévus pour 2013, compte tenu de la période de froid du premier semestre?  Non, bien sûr. Alors pourquoi augmenter les tarifs électricité, et ceci avec une ampleur jamais connue de 10% en 12 mois, si ce n’est pour pouvoir distribuer des profits à son actionnaire très majoritaire, l’Etat (+ 80% du capital)

C’est un mauvais coup fait aux ménages. Un mauvais coup porté par un gouvernement de gauche, qui plus est ! Cette  décision entraînera une augmentation moyenne de la facture annuelle d`un ménage d`environ 35 euros, et de 50 euros s`il se chauffe à l`électricité.  Avec doublement l`an prochain !

C`est vraiment déplacé, alors que la consommation des ménages a besoin d’être soutenue et que la précarité énergétique ne cesse d’augmenter ! C’est vraiment scandaleux car injuste socialement, et inapproprié, car inefficace économiquement.

Une stratégie politique perdante.

Depuis le 14 juillet 2013, François Hollande semble avoir abandonné le leadership idéologique en matière d’énergie aux mentors des Verts-écolos, porteurs des illusions, des angoisses et surtout de l’aversion au progrès d’une petite partie des classes moyennes supérieures des grandes métropoles. Des mentors pour qui il faudrait se réjouir de voir l’énergie devenir de plus en plus chère. Une aberration aussi bien sociale qu’économique

Qu’en est-il de l’aspiration des classes moyennes et modestes à disposer d’une énergie, sûre et bon marché, pour s’éclairer, se chauffer, se transporter … pour vivre décemment, en somme ? Qu’en est-il de la nécessité pour les entreprises, quelles que soient leurs tailles, et pour les professionnels, de disposer de prix et tarifs de l’énergie qui leur permettent d’assurer leur compétitivité ?

Toutes ces aspirations oubliées pour rejoindre dans ses illusions, anti- économiques et anti- sociales, une partie ultra- minoritaire de la population française.

Une stratégie qui, à l’évidence, ne peut être que perdante !

NON à ces hausses des tarifs de l’électricité de 5% au 1er août 2013 et de 5% au 1er août 2014 !


 

Juillet 2013 - Dans la chaleur de l’été, le gouvernement vient d’annoncer, brutalement, son intention d’augmenter les tarifs de l’électricité de 10 % : 5 % au 1eraoût 2013 et 5% supplémentaires au 1er août 2014. Des hausses extraordinaires, d’une ampleur jamais connue !

• NON à ces hausses de tarifs, largement supérieures à l’inflation et à l’évolution des coûts d’EDF, qui viennent, une nouvelle fois, frapper durement les ménages, notamment les plus modestes.

• NON à ces hausses de tarifs, injustes envers les ménages quand les profits des actionnaires EDF sont maintenus, dont 2 milliards d’euros par an pour l’Etat.

• NON à ces hausses de tarifs, qui seraient anti – populaires et frapperaient la consommation des ménages à un moment où s’avère nécessaire son augmentation pour une relance économique pour la croissance et une réduction du chômage


Pas question qu’un gouvernement de gauche prenne une décision aussi antisociale !

Au moment où s’expriment idées et opinions à l’occasion du débat sur la transition énergétique lancé par le gouvernement, nous affirmons que le moment est venu de ne pas se contenter d`escamoter les choix en masquant les conséquences et les coûts comparés des chemins qui sont proposés.

Plan du document joint

1. La transition vers quoi ? Quels sont les points d’accord et de désaccord en France ?

2. Les trois options de transition

a) La transition pour sortir du nucléaire

b) La transition engagée : ENR max – choix reportés

c) La transition proposée : ENR max – réduction à 50 % du nucléaire en 2025 –fermeture de Fessenheim en 2025

3. Résultats comparés des options en 2030

 Tableau1: Coût complet de l’électricité produite et émissions de CO2
                       dans 3 scénarios de transition énergétique
                 
                                                                Coût complet de   Emissions de CO2
                                            l`électricité produite
                                                  (€ 2011/MWh)   (millions de tonnes)
Point de départ 2010
Coût du kWh nucléaire dans les tarifs            33
Coût du kWh nucléaire complet à atteindre     42
Coût avec supplément CSPE ENR en 2020    44
                                       
                                            Fourchette   Moyenne    
i) Transition engagée                    52-58         55                22
ii) Transition 50% en 2025            69-79         74 (+35%)     42 (+90%)
iii) Sortie du nucléaire - ENR fort   88-113     100 (+82%)      43 (+95%)

Sources: Cour des Comptes, CRE, rapport 2012 Ministère «Energies 2050»

- 5 à 8 milliards d’euros, c`est le coût de la fermeture de Fessenheim ! Autant que l’accroissement du déficit des retraites sur la décennie en cours.

- 37 à 60 milliards d’euros pour réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité ! Et ceci conduit infailliblement à augmenter la production de CO2 à l’horizon de 2030 (quasiment la doubler), tout en augmentant également les coûts de production de l`électricité.

- 5 milliards d’euros à consacrer à la CSPE en 2020 pour prolonger le développement actuel des ENR. Des subventions gagées sur de fortes hausses des prix – tarifs de l’électricité !

4. Une autre démarche est nécessaire.

5. Aucun financement sérieux, suffisant et pérenne, de la réduction des émissions de CO2 n`est assuré à ce jour !

Nous proposons qu`une part de la TIPP soit progressivement utilisée pour assurer cefinancement de la réduction des émissions de CO2 (Objectif en 10 ans, 5 milliards sur les 20-25 milliards annuels actuels). Comme la CSPE, sur les factures d`électricité, assure le financement subventionné des ENR

La loi sur l’énergie, votée en mars 2013, après un parcours chaotique, a été publiée au Journal Officiel du 16 avril 2013, après avoir été purgée de sa mesure-phare, le dispositif de « bonus – malus », censuré par le Conseil constitutionnel.

Ainsi, 4 millions de ménages vont pouvoir bénéficier de l’extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Une bonne nouvelle, qui ne doit pas cependant cacher la récurrence des hausses hors norme des prix et tarifs de l’électricité et du gaz. Des hausses qui sont la conséquence, ne l’oublions pas, de la politique de libéralisation et de privatisations menée en Europe, en France particulièrement.

Le dispositif de « bonus – malus » a été censuré par le Conseil constitutionnel au motif qu`il contrevenait au principe d`égalité devant les charges publiques parce qu`il s`appliquait aux particuliers mais pas aux professionnels et parce qu`il ne permettait pas une application individuelle dans les bâtiments collectifs.

Et voilà! Nous voici revenus à ce que le Sénat avait adopté, dans sa sagesse, en nouvelle lecture, le 14 février dernier, c`est-à-dire une proposition de loi purgée de ce dispositif discriminatoire de bonus - malus. Pourquoi alors un tel acharnement du rapporteur de l’Assemblée nationale pour réintroduire, contre vents et marées, ce dispositif que l’on savait pertinemment inefficace et surtout inégalitaire? Pourquoi, pour quels intérêts agit-il, alors que chacun sait que l`amélioration des performances énergétiques des logements et des économies d’énergie substantielles ne seront pas obtenus en envoyant des signaux-prix tarifs au moyen de cette tarification progressive inégalitaire, qui instaure une surtaxe sur l`électricité et le gaz en en dispense les produits pétroliers, mais en développant des programmes de rénovation et d`efficacité énergétique ad hoc qui soient conséquents en volume et financements abordables.

Une nouvelle fois, la preuve par l’absurde a été apportée que seuls des tarifs réglementés adaptés, c’est-à-dire fondés sur les coûts, sont en mesure d’assurer l’égalité dans le service public !

Non aux sanctions contre les ménages des classes modestes et moyennes qui vivent dans des logements mal isolés !

Ignorant la sagesse du Sénat, qui avait expurgé la proposition de loi sur la tarification progressive de l’électricité et du gaz, le rapporteur pour l’Assemblée nationale persiste et signe: il propose de réintroduire ce dispositif de bonus-malus pourtant injuste et inefficace.

Manœuvre menée au nom de petits intérêts politiciens bien compris qui vise à obtenir le ralliement, jugé prioritaire, de cette mouvance politique ultra – minoritaire qui réunit des militants écolos, anti-nucléaires, des bobos des grandes villes, partisans nantis de la nouvelle idéologie de la décroissance.

Tout cela pour préparer des lendemains qui déchantent pour les classes modestes et moyennes, dont beaucoup de ménages n’ont pas eu les moyens d`accéder à des logements dotés de performances énergétiques convenables. Des ménages qui vont être sanctionnés financièrement pour avoir commis comme seule faute de consommer «trop» d’électricité et de gaz, «trop» selon les normes établies par un nouveau Big Brother de l’Energie! Un Big Brother qui épargne, bien sûr, le fioul et autres produits pétroliers utilisés pour le chauffage.

Et dire que l’on n’a même entendu le merci des lobbys écolos et pétroliers !

Est-ce à la Gauche de faire le sale boulot qui consiste à organiser un mécanisme de sanctions pour des ménages des classes modestes et moyennes afin de venir subventionner des ménages vivant dans des logements aux hautes performances énergétiques, c’est–à–dire principalement des ménages des classes aisées? Au nom de la mise en œuvre du principe constitutionnel d’égalité, la seule réponse possible est, clairement, NON.

De plus, ce dispositif de bonus/malus, que l’on vient de nous bricoler, est inefficace. Seul un plan volontariste d’amélioration de l’efficacité énergétique et de rénovation des logements permettra d’obtenir des résultats significatifs. Le changement ici, cela doit être maintenant!

La proposition de loi prévoit l’extension des tarifs sociaux à 4 millions de ménages. C`est bien sûr une nécessité, compte tenu du développement galopant de la précarité énergétique, corrélative à la politique libérale menée en France et Europe, une politique libérale synonyme de hausses incessantes de tarifs et de prix. Mais cette extension des tarifs sociaux ne doit pas être le paravent derrière lequel se dissimulera ce sale boulot qui conduira à des transferts financiers aggravant les inégalités sociales !

Devant un tel dispositif de bonus/malus, les ménages des classes modestes et moyennes, qui seraient ainsi sanctionnés et surtaxés au profit des nantis, n`hésiteront pas à sanctionner dans les urnes à leur tour ceux qui l’auront voté. Il n`y a pas assez de motifs d`impopularité pour accepter d`ajouter celui-ci? Après la sagesse rebelle des sénateurs, nous appelons les députés à suivre leur exemple, à refuser de suivre les apprentis sorciers de cette invention bricolée et à montrer qu`ils ne sont pas des godillots!

Non au dispositif de bonus/malus dans la tarification de l’électricité et du gaz !

Moralisme indécent, mise en cause du principe d’égalité, inefficacité, discrimination entre énergies 

Un pas en avant ! Cinq pas en arrière !

Le Sénat va examiner un projet de loi sur l`Energie. Il prévoit l’extension des tarifs sociaux à 4 millions de ménages en situation de précarité énergétique. C`est un pas en avant. Mais ce texte marque aussi cinq pas en arrière! Rien sur l`efficacité énergétique, la question clé! Instauration d`une discrimination entre énergies en épargnant complètement la consommation de produits pétroliers et en pénalisant électricité et gaz! Mise en place de bonus et de pénalités pour la consommation de ces deux énergies! Inscription dans une loi d`un principe nouveau: la «sobriété», pour l`électricité et le gaz,  alors que rien à ce jour n`a été fait en ce sens pour les autres énergies, ni pour l`alcool, ni le tabac et autres produits dont les effets en terme de santé publique sont pourtant connus. Atteinte au principe d`égalité devant le service public.

Cette exigence de sobriété électricité et gaz est présentée comme une nouvelle nécessité, allant de soi sans attendu ni débats de société, nécessité à laquelle personne ne saurait s’opposer a priori. Et pourtant ….

La sobriété énergétique au moyen de la tarification progressive électricité et gaz : un moralisme indécent    ....

Atteinte au principe d’égalité, garant du service public ! .....

Inefficacité. ....

  

Pourquoi un projet de loi de « sobriété énergétique» maintenant, pourquoi cet empressement, dans la situation des français en cette rentrée ? ….

 Notre groupe de professionnels de l`énergie, créé dans la décennie précédente, a décidé de changer de nom et de passer du nom de "Energie- 2050" à celui de "Energie-2060 ".

 Plus que jamais, les problématiques "Energie - Climat" relèvent du temps long pour comparer l`importance des effets des trajectoires en cours avec les choix différents qu`il est pourtant de plus en plus en urgent d`opérer au service de toutes les citoyennes et les citoyens de notre pays et du Monde.

C`est pourquoi un horizon de 50 ans nous parait aujourd`hui mieux adapté.

 

 

Janvier 2012 [1] - Alors que les Français s’apprêtent à élire dans cinq mois un nouveau Président de la République, notre pays se trouve confronté à trois urgences: une urgence sociale, une urgence climatique et une urgence industrielle. Beaucoup de français ont la conviction que leurs enfants vivront moins bien qu`ils ont vécu eux-mêmes.

Janvier 2012 [2]    -   Solidarité doit être le maître-mot ici. Justice sociale, aussi.

La proposition est ici est de rendre accessible à tous, y compris les ménages modestes,  l’installation d’un équipement photovoltaïque.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui.  Le mécanisme de l’Obligation d’Achat (OA) et à travers lui, le fonctionnement de la CSPE, organisent, à l’instigation de l’Etat,  des transferts financiers, qui s’avèrent être en faveur des ménages les plus favorisés. Pour le dire rapidement, les pauvres paient pour les riches. Il faut en finir avec un tel système.  

Janvier 2012 [3] -Pourquoi il faut abolir ce système insoutenable et payer l`électricité sur la base des coûts

Janvier 2012 [4] -La gauche seule peut mener  une politique  nucléaire ambitieuse à la hauteur des enjeux après Fukushima. 

Avoir  un niveau de sûreté exemplaire pour les populations et les personnels.  ........

Octobre 2011 - La question de l`énergie, de la politique énergétique à mener, a surgi à l’occasion des débats actuels préparatoires à l`élection présidentielle. Chacun peut s`en féliciter comme un progrès du débat démocratique. 

Pourtant, avant même que la question ne soit complètement posée dans toutes ses dimensions, avant même que ce débat sur l`énergie ait eu lieu, ce qui suppose que soient formulées les différentes alternatives, qu`elles soient étudiées puis comparées, pour proposer aux français des choix argumentés, certains veulent nous faire mettre la charrue avant les boeufs et donnent déjà la réponse ......

 Juillet 2011 -  Pour l’élection présidentielle de 2012, deux thèmes majeurs seront présents : la recherche d’une politique économique et sociale au service de nos concitoyens, recherche rendue difficile par ce « pacte pour l’euro » qui vient d’être adopté, et la définition démocratique d’une politique énergétique adaptée dans la perspective de sortir du réchauffement climatique et de maintenir des prix de l’électricité et du gaz à un niveau bas. Deux thèmes qui se rejoignent, quand on constate que la précarité énergétique ne cesse de s’accroître dans notre pays.

C’est essentiellement d’énergie et de climat dont il va s’agir ici.

En Europe, nous vivons actuellement un moment charnière, avec la décision de la chancelière allemande, A. Merkel, d’annoncer une «sortie» du nucléaire à l’horizon de 2022. Une décision de tous les dangers pour la politique énergétique française !

 Avril 2011 - Comment, et à quel prix, lutter au mieux contre le réchauffement climatique ?

Cette question semble avoir totalement disparue des préoccupations immédiates des partis politiques, tant le débat se focalise aujourd`hui sur la question du recours au nucléaire, après l`accident à la centrale de Fukushima au Japon. Pourtant, on sait bien que, dans la production d`électricité, la lutte contre le réchauffement climatique dispose principalement de deux moyens: le recours aux EnR, à l`évidence, mais aussi le recours au nucléaire, dès lors que sa sûreté est assurée de manière satisfaisante. Et, ces deux moyens sont complémentaires; ils ne sont pas concurrents, comme on voudrait nous le faire croire ! La mise en œuvre de ces deux moyens s`avère d`autant plus efficace, qu`elle s`accompagne d`une volonté de maîtriser la demande, par des actions en faveur de l`efficacité énergétique, de l`utilisation rationnelle et des économies d`énergie. On sait aussi que l`obtention d`un niveau satisfaisant de sûreté nucléaire impose la nécessité de disposer d`opérateurs publics !

Comment en est-on arrivé, alors, à occulter cette question fondamentale du réchauffement climatique ?

Mars 2011 - Ne laissons pas faire cette remise en cause de la souveraineté nationale sur ses approvisionnements en uranium, cette privatisation des activités stratégiques du pays et cette mise en place de mécanismes de hausses élevées des prix français de l`électricité !

15 mars 2010 - Dans le présent document, notre intention est de répondre à quelques objections couramment entendues ici et là et qui font obstacle à nos propositions, et de montrer pourquoi certaines options qui commencent à émerger du débat nous semblent contestables. Notre propos sera donc articulé en 4 axes:
1. L’amont: la menace du découpage du parc nucléaire et de son attribution à 2 ou 3 entreprises est-elle crédible
 2. L’aval: pourquoi les PMI-PME seraient les grandes perdantes d’une segmentation de la clientèle et pourquoi l`idée de coopératives d`achat reste peu convaincante.
 3. La distribution: l`ouverture des concessions à la concurrence et l`atténuation de la frontière régulé / dérégulé instaurerait un modèle de concurrence des compagnies des eaux : est-ce adapté au monde de l’énergie ?
 4. Dans le contexte actuel, la stratégie de rupture que nous préconisons est une stratégie de gauche de gouvernement.

Février 2010 - Plan ;
1 - Eléments de contexte
2 - Face à ces défis: la droite est devenue championne de l’absurde et  de la destruction des avantages comparatifs électricité de la plateforme France
3 - Il appartient donc à la gauche de remettre la politique énergétique et industrielle de la France en ce domaine sur de bons rails

Août 2009 - Il faut tirer les leçons de l`échec de la libéralisation de l`électricité et du gaz et conduire les ruptures nécessaires pour combattre radicalement la crise climatique. Il faut engager une politique publique énergétique entièrement nouvelle

 Février 2009 - Après avoir atteint près de 150 $, le baril de pétrole est tombé à 50$ puis 40$!

Pendant ce temps les Compagnies pétrolières, dont Total, ont continué à faire les plus gros profits de la planète au cours de cette année 2008, en pleine crise!

Janvier 2009 - Le secteur de l’électricité et du gaz, de la France à l’Europe: d’une structure d’entreprises publiques françaises, exerçant un service public en situation de monopole sur le territoire national, à la formation d’un oligopole européen financiarisé, se limitant au minimum du service universel, serait-on tenté d’écrire.

Une telle représentation offre l’avantage d’indiquer une direction, un cheminement, celui suivi par la politique mise en œuvre, sous couvert de libéralisme, depuis plusieurs décennies; mais, elle se trouve en décalage avec la réalité, dès lors qu’elle laisserait accroire que ce processus de déconstruction - reconstruction du secteur a pleinement atteint son terme. 

Non, ce n’est pas de la fin de l’Histoire électrique et gazière européenne.

Une autre reconstruction du secteur, conforme à nos principes, est possible.

REFLEXION-CONNEXION